Et pourtant, je l'entends de l'autre côté de la cloison,
Il pleure, il te pleure,
pas un mot, pas un souffle, pas un bruit,
rien... il te pleure...
Tu ne le vois peut-être pas, mais il est désormais là à genoux
et il s'étend sur cette pierre trop froide sur ce corps mouillé par les larmes...
Il pleure, il te pleure,
et tu n'en sais rien...
Je connais ce silence, ce silence si lourd, si pesant, si poignant...
ce silence qui veut tout dire, qui fait tout deviner des souffrances qu'il a enduré...
Je connais cette douleur qui t'étreint à jamais...
cette douleur qui te mure dans un autre monde, loin des quotidiens mouvements
Je connais ces nuits agités par les regrets, par les fantômes du passé...
Je peux deviner le fond de sa pensée...
Et cela fait mal, beaucoup plus mal
Que si c'est moi qui souffrait !
Car son silence me pèse tout autant,
Car sa douleur me fait mienne,
Car je n'ai plus cette force pour le relever...
Car j'ai tout perdu moi aussi dans ta disparition...
Mais ses larmes à lui me blessent encore plus que tout...
Car elles ne pourront jamais être sécher...
contrairement à celles qui ont coulé sur mes joues creusées...


